Note : cet article est une traduction de l’article The Gentle Art of Trying Something & Sucking at It de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Bien-êtreJe suis sorti courir ce matin et j’ai pensé à quel point certaines personnes détestent courir, même si personnellement j’adore ça. Puis je me suis souvenu : je n’adorais pas ça quand j’ai commencé, parce que j’étais nul.

Courir, comme toute autre chose, est nul quand vous commencez. Puis cela s’améliore, une fois que vous atteignez un niveau correct.

La question devient alors : comment dépasser le stade où vous êtes mauvais dans une chose que vous essayez d’apprendre, pour devenir bon ?

La réponse est de devenir curieux à propos de votre nullité. « Acceptez la nullité » est un souvent utilisé chez les militaires, et il y a du vrai ; si vous ouvrez vos bras et que vous acceptez d’être mauvais dans quelque chose, ayez de la curiosité, approchez-vous de cette sensation de nullité. Vous pouvez survivre, et beaucoup apprendre.

Voici ce que vous pourriez essayer :

En commençant à apprendre quelque chose, remarquez les moments où vous vous sentez frustré d’être mauvais. Cela peut être vraiment difficile, perturbant, plein d’échecs. Vous êtes hors de votre zone de confort, et vous voulez y retourner.

Maintenant tournez-vous vers ce sentiment de frustration, ou tout sentiment difficile que vous avez : confusion, impatience, ennui, se sentir mal, vouloir arrêter.

Tournez-vous vers ce sentiment, et au lieu d’essayer d’y mettre fin ou de l’éviter, essayez de rester assis avec lui (ou de courir avec lui). Soyez simplement là avec lui. Laissez-le être en vous, faites-lui de la place.

Maintenant tournez votre curiosité vers ce sentiment : à quoi ressemble-t-il ? Où est-il situé dans votre corps ? Quelle est la sensation de ce sentiment ? Ne le jugez pas, dites-vous plutôt que vous n’en savez pas grand-chose, et essayez d’en savoir plus. Soyez ouvert à tout ce que cela vous fait ressentir, au lieu de penser à ce que vous savez déjà.

Regardez simplement ce sentiment, encore et encore, et essayez de devenir intime avec lui.

Il y a beaucoup de choses à apprendre dans ce processus. Et vous serez mauvais aussi. Ce n’est pas grave.

Ce n’est que quand nous n’avons pas de problème avec votre nullité, et que nous savons rester tranquille avec lui, que nous pouvons faire des progrès. Et finalement nous allons devenir bon dans tout ce pour quoi nous sommes mauvais, et nous allons aimer être bon là-dedans.

Puis (c’est un secret), vous allez réaliser qu’être bon dans ce domaine est simplement une autre zone de confort. Vous allez vouloir pousser plus loin, quand vous y arriverez, et vous trouverez une nouvelle façon d’être mauvais. Vous pourrez vous en soucier plus tard.

Crédits photo : © SG- design – Fotolia

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4 commentaires on L’art de tester quelque chose et d’être mauvais

  1. mona dit :

    bonjour Olivier
    merci pour cet article,
    c’est vrai que ça nous arrive a tous, d’etre obliger a faire des choses qu’on deteste, mais ils sont importante, mon astuce a moi c’est de m’offrir une recompence, chaque fois que je termine une tache ennuieuse, mais obligatoire, la recompence est soit une friandise, du chocolat…, ou bien faire une activité qui me plait, comme dessiner, mediter, ecouter de la musique…….
    ça marche toujours pour moi,
    merci
    bon courage a tous
    mona

  2. Rodolphe dit :

    IL faut 21 jours pour créer une habitude. 21 jours pendant lesquels il faut mettre en place cette habitude tous les jours… et si on loupe un jour, il faut recommencer!
    Un bon conseil en développement personnel, comme beaucoup d’autres …

  3. Brice dit :

    Merci beaucoup pour cet article.C’est très bien de savoir de petites astuces comme celles là pour progresser et aussi pour mieux se connaitre. Merci.

  4. Accepter d’être mauvais quand on apprend quelque chose, accepter que l’on est en apprentissage et que l’on a le droit d’être mauvais et se dire que l’on va progresser. Ne pas s’attacher au temps que ça prendra. Gérer la colère, la frustration, les larmes, même, ne pas s’en vouloir. L’accepter. Le texte que j’avais besoin de lire ce matin. Merci, Leo, merci, Olivier.

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