Note : cet article est une traduction de l’article How to Want Very Little de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Vie simpleIl y a un aspect du monde consumériste d’aujourd’hui qui nous pousse à en vouloir plus, à acheter plus, à suivre nos envies impulsives, à amasser, à dépenser pour résoudre nos problèmes, à créer notre confort par le shopping, à rechercher de l’excitation par le voyage, à faire plus, à être plus.

Qu’arriverait-il si nous mettions fin à notre addiction à vouloir plus et à acheter plus ?

À quoi ressemblerait la vie si nous n’avions pas besoin de tout cela ?

Imaginez une vie où nous pourrions profiter de plaisirs simples et gratuits, comme aller marcher dans la nature, méditer, lire un livre, écrire. En achetant moins nous aurions moins de dettes, moins de désordre, moins de choses dont nous occuper. Nous aurions besoin de maisons plus petites, de moins de stockage. Peut-être que nous pourrions même travailler moins car il y aurait moins d’achats à faire, à moins que nous travaillions dans quelque chose que nous adorons faire évidemment.

Maintenant, je ne dis pas que nous pouvons nous libérer de tout désir. Je n’ai certainement pas encore appris à le faire. Mais si nous pouvions reconnaître nos désirs, et ne pas être dominés par eux ? Et si nous pouvions nous en débarrasser quand ils ne nous sont pas utiles, et plutôt être heureux de ce que nous avons ?

J’explore ceci personnellement. Je vais partager certaines choses qui ont fonctionné pour moi, en reconnaissant que je suis encore en train d’apprendre et que j’échoue tout le temps. J’ai beaucoup à apprendre, mais voici ce que j’ai appris jusqu’ici :

  • Reconnaîssez quand vous avez une impulsion d’achat, un désir de faire ce que les autres font, un besoin de résoudre des problèmes ou de créer un certain style de vie en achetant des choses. Apprenez à voir cette envie, et dites « Ah, j’ai envie d’acheter des trucs ! » Limitez-vous au fait de le voir.
  • Reconnaissez que l’envie n’est pas une commande, juste un sentiment qui naît comme n’importe quel autre, temporairement, comme un nuage qui passe. Regardez-le, sentez-le, restez avec lui, mais sachez que cela va passer.
  • Fixez une limite de possessions. Je teste actuellement le fait d’avoir comme limite de vêtements le contenu d’un seul sac, mais vous pourriez fixez une limite temporaire de 33 possessions personnelles, un tiroir de vêtements, ou autre. Cette limite n’est pas pour que vous vous sentiez restreint, mais pour vous accorder une pause avant d’acheter quelque chose, pour vous souvenir que vous avez déjà suffisamment de choses.
  • Voyez ce moment comme suffisant. Un désir d’acheter, de tester ce que vivent les autres, d’en faire plus, tout cela vient de l’idée que le présent n’est quelque part pas suffisant. Nous ne sommes pas satisfaits de ce que nous avons, de ce qu’il y a en face de nous. Nous en voulons plus. Mais je m’entraîne à accepter l’idée que le moment présent est suffisant en soi. Je suis assez bien comme ça. Il n’est pas utile d’avoir plus ou d’être plus. Quand j’ai l’envie d’acheter ou de faire plus, je pense à ce que j’ai devant moi, et j’essaye de comprendre que c’est suffisant comme c’est.
  • Profitez de choses simples. Il y a déjà assez de choses en face de nous, maintenant, nous n’avons pas besoin de plus. Nous pouvons aller nous promener, nous asseoir et lire un livre, faire quelques pompes ou un peu de yoga, dessiner ou écrire ou jouer d’un instrument, avoir une conversation avec quelqu’un, ou ne rien faire et voir à quoi cela ressemble. Nous pouvons marcher pieds nus dans l’herbe, boire un thé, créer quelque chose de nouveau, apprendre quelque chose de nouveau, être curieux de la vie qu’on a devant nous. C’est un délice, sans avoir besoin d’acheter plus ou d’avoir plus.

Enfin, reconnaissez que c’est une pratique continuelle. D’après mon expérience, vous ne vous débarrassez pas simplement de vos désirs et hop c’est fini. Vous vous débarrassez de l’un d’eux, vous vous tournez vers le moment présent, vous l’appréciez, vous trouvez de la concentration dans ce que vous avez déjà, et puis un petit peu plus tard, d’autres désirs émergent. Ils viennent des pubs, des sites web, des magazines, du fait de voir ce que les autres font sur les réseaux sociaux, des infos à la télé, des discussions avec les gens, d’un magasin sympa devant lequel vous passez, du nouveau sac que votre ami(e) vient de s’acheter, etc.

Les désirs vont revenir sans cesse, mais nous pouvons développer la compétence qui consiste à les reconnaître, à les laisser aller, et à être heureux et rassasié de ce moment présent.

Crédits photo : © motya7 – Fotolia

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6 commentaires on Comment vouloir très peu

  1. Voltaire dit :

    Bonjour Plombier je tiens à vous remercier pour le si bon conseils d’encouragement que vous partager tout les jours sur l’internet que Dieu dans son grand amour continuera à vous béni, bon week-end bon courage et bonne journée cordialement M. Voltaire

  2. Mamandine dit :

    Bonjour,

    Je suis une maman de tribu (5 enfants) qui, après des années vécues comme victime manipulée de la sur-consommation et sa grande amie la publicité a décidé de réagir.
    Je lis régulièrement et avec beaucoup d’attention et de plaisir vos articles personnels ou vos traductions de ceux de Léo Babauta – dont j’ai d’ailleurs acquis le livre.
    Si je n’en suis pas à me dire que je vais vivre avec un seul pantalon ou une seule assiette, je vis avec mes enfants une expérience avec le scoutisme qui nous montre que – le temps d’un week-end – le peu ne nuit pas au bonheur loin de là.

    Merci à vos articles qui nous font réfléchir, quelques minutes par jour, au vrai sens que nous souhaitons donner à nos vies et quel modèle nous souhaitons présenter à nos enfants !

  3. Christophe dit :

    On Crois souvent par illusion que lorsque l’on aura acheter telle chose on sera pleinement comblé,une fois qu’on le possède.On désir autre chose.
    En faite le désir est l’expression d’un manque, On désir ce que l’on a pas, une fois que l’on a comblé l’objet du désir,on ne le désir plus ou on désir autre chose.
    Voici le principe simple, dans lequel repose tout le consumérisme …

  4. mona dit :

    Bonsoir,
    c’est vrais, que nous vivons dans des sociétés de consomation, on veux toujours plus, mais le vrais bonheur on peut le créer avec tres peu de choses, comme avoir des gens qu’on aime, marcher dans la nature, avoir une passion comme le dessin…..avoir des annimeaux de compagnies…..
    le bonheur c’est comme les notes de musique, avec lesquelles chacun peut realiser sa propre mélodie 🙂
    bonne soirée
    mona

  5. Gaelle dit :

    Je ne suis pas très dépensière, je n’aime pas le shopping et tout ce qui va avec. en général j’achète si j’ai besoin, ou pour apprendre quelque chose (livre).
    Par contre j’ai ce désir de posséder plus, avec mes petits poulets que j’élève. Non pas d’acheter plus, mais de les produire. Produire moi même des petites perles rares si dures à trouver sur le marché…. C’est un peu différent, mais le désir est là et me pousse à toujours faire mieux 😉

  6. Nathalie dit :

    La devanture d’un supermarché près de chez moi indique « Consomme, tu seras un homme. »

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