Note : cet article est une traduction de l’article The Power of Delay de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

« Le plus grand remède contre la colère est la temporisation. » Thomas Paine

Temps Une fois j’ai eu un patron qui avait une stratégie favorite pour gérer les demandeurs de dons, les collègues nécessiteux, et fondamentalement n’importe qui lui demandant une chose qu’il n’avait pas envie de donner.

La temporisation.

Par exemple, beaucoup de gens venaient dans son bureau pour lui demander des subventions, et il ne trouvait pas les subventions utiles. Donc il me disait « Temporise, simplement. » Et je devais le faire pour lui, en demandant aux gens de revenir demain, ou de réessayer la semaine suivante, etc. Même si je préférais un bon vieux « Non » bien direct, je dois admettre que la temporisation fonctionnait. La plupart des gens s’en allaient simplement et ne revenaient pas.

J’ai trouvé que cette stratégie fonctionnait très bien avec les habitudes que vous essayez de perdre. Temporiser.

Un exemple: j’avais tendance à me resservir quand j’avais vraiment faim et en particulier si la nourriture était bonne. J’ai découvert il y a des années que ce n’était pas bon pour ma ligne, donc j’ai voulu trouver un moyen de perdre l’habitude de me resservir. La stratégie de la temporisation a magnifiquement fonctionné : je restais simplement assis à table et je lisais pendant quelques minutes, au lieu d’aller me resservir comme j’en avais envie, et finalement la faim disparaissait et je me sentais parfaitement repu. Temporisation.

Un autre exemple : j’ai souvent envie d’aller jeter un œil à mes mails ou à un de mes sites web préférés. Maintenant, quand je remarque cette envie, je peux me dire : « Évidemment que tu peux y aller… dans une minute. » Et je retourne écrire et mon livre, et je temporise. Et l’envie passe toute seule. Elle revient plus tard, mais vous pouvez deviner ce que je fais alors. Temporisation.

Et un autre : parfois je vois quelque chose de cool en ligne que je veux vraiment acheter. Mon ancienne habitude était d’aller rapidement sur le site pour passer commande, et l’avoir le lendemain. Gratification instantanée ! Maintenant je me dis « Tu peux l’avoir… demain. » Et le lendemain arrive et je pourrais ne plus en avoir tant envie que ça. Si c’est encore le cas, je me dis simplement « Évidemment, Leo, mais attends juste un jour de plus. » Temporisation.

Encore un autre exemple : je pourrais avoir envie d’aller grignoter quelque chose de sucré ou de salé, et j’avais pour habitude de me précipiter pour trouver de quoi grignoter et je me l’empiffrais, sans aucune sensation de culpabilité. Puis j’ai appris le pouvoir de la temporisation, et à la place maintenant je continue simplement à m’occuper pendant un moment. Je fais de l’exercice, ou je vais aider mes enfants à faire quelque chose, ou je réponds à des mails qui attendent que je m’en occupe. L’envie de grignoter s’en va, parce que j’ai temporisé.

Vous pouvez repousser le fait de jouer aux jeux vidéo ou de regarder YouTube, en vous disant que vous pourrez le faire dans une heure.

Vous pouvez repousser le fait de fumer en faisant en sorte d’être occupé.

Vous pouvez repousser le fait de critiquer quelqu’un en attendant avant de parler, et plutôt vous concentrer sur votre respiration et sur le fait d’écouter.

Ce que vous ne voudrez pas repousser, ce sera tout ce qui compte vraiment : créer, aider les gens, faire une différence, bâtir quelque chose, être un soutien pour quelqu’un d’autre, apprécier les petites choses de la vie.

Pour les choses qui comptent, agissez comme si vos cheveux venaient de prendre feu, et ne souffrez aucune temporisation.

Crédits photo : © Brian Jackson – Fotolia

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3 commentaires on Le pouvoir de la temporisation

  1. Sophie dit :

    Excellent conseil ! Il y a un domaine où la temporisation est capitale pour moi, c’est quand j’ai envie de réagir à chaud à quelque chose. Cela peut être répondre du tac au tac ou encore envoyer une réponse foudroyante à un email… Soit je prends quelques inspirations et je réponds au lieu de réagir, c’est à dire que ce que je vais dire reflète qui je suis vraiment et pas une émotion qui est montée de mon subconscient. Pour ce qui est de l’écrit, pareil, il faut laisser le temps à l’émotion de retomber (colère, sentiment d’injustice, etc.) avant de pouvoir faire une vraie réponse calme et réfléchie.
    On peut dire ou écrire des horreurs sous le coup de l’émotion et une fois que c’est dit ou envoyé… c’est trop tard ! Ne dit-on pas qu’il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche… sage précepte !

  2. Marie dit :

    Oui, mais… temporiser sans procrastiner 😉 !! Pour ma part, je temporise sans problème et, effectivement, combien de « besoins urgents » perdent de leur impériosité, vus avec un petit délai! mais je procrastine aussi : rien n’est parfait!

  3. Excellent conseil !

    Il faut sortir de cette habitude de répondre à nos envies dès qu’elles nous viennent, même si elles ne sont pas saines pour nous (d’ailleurs la plupart du temps nous savons très qu’elles ne le sont pas).

    Apprendre à se laisser du temps, appréhender ses envies et définir ensuite si nous agissons vers elles ou non… C’est une prise de conscience fabuleuse !

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