Note : cet article est une traduction de l’article I Tried to Quit & It’s Too Hard! de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Essayer d'arrêterVous pourriez avoir déjà croisé ce titre avant sur le blog – je sais que je m’en suis servi quand j’ai essayé d’arrêter de fumer. Et quand j’ai envisagé d’arrêter la viande, le fromage, le sucre, et autres.

Arrêter quelque chose peut paraître incroyablement difficile, à tel point que nous ne voulons même pas nous faire subir tant de souffrance.

Avez-vous déjà essayé d’arrêter l’alcool ? La marijuana ? De vous ronger les ongles ? De vous plaindre ? Les cigarettes ? La malbouffe ?

  1. L’addiction physique – c’est difficile mais ça ne dure que quelques jours. Heureusement, je peux vous dire que si vous y mettez de la concentration et de la volonté, vous pouvez faire n’importe quelle chose difficile pendant plusieurs jours.
  2. L’attachement dû à un mécanisme palliatif – c’est un problème parce que nous sommes habitués à utiliser cette addiction comme une béquille quand nous sommes stressés ou triste, que les choses sont difficiles, ou que nous avons besoin de socialiser. Heureusement, il y a plein d’autres façons plus saines de pallier cela.
  3. Vous pensez ne pas en être capable – c’est le pire, parce que si vous cédez devant cet obstacle, les deux autres ne sont pas surmontables. Heureusement, celui-ci a une cause qui nous est totalement propre, et donc la solution repose entièrement dans nos mains.

Comme c’est très important, nous allons commencer par nous concentrer sur le dernier obstacle.

Vous pensez ne pas en être capable

Vous avez peut-être entendu parler de l’histoire de La Petite Locomotive Qui Pouvait (The Little Engine That Could en anglais, N.d.T)… eh bien notre cerveau est juste l’inverse. C’est la petite locomotive qui pense qu’elle ne peut pas.

Et il est incroyable pour rationaliser cela.

Essayez simplement d’abandonner une chose à laquelle vous êtes attaché (c’est l’idée de base de mon Année à Vivre Sans). Au début, vous pourriez commencer par penser, « Ce n’est pas si difficile… en fait, je suis assez excité par ce truc ! »

Mais ensuite, quand les choses se corsent un peu, votre esprit a tendance à plutôt penser « C’est trop difficile ! Je ne peux pas y arriver ! Je veux abandonner ! » Et alors vous commencez à vous demander « Pourquoi diable est-ce que je me fais subir ça ? La vie est trop courte pour souffrir autant. » Puis vous pensez, « Juste une fois, une petite fois, ça n’aura pas d’importance. Personne ne le saura. Une exception ne fera pas de mal. C’est le long terme qui compte.  »

Sauf que cette exception fait du mal. Cela vous amène à avoir la même rationalisation la fois suivante (« Une fois de plus ne peut pas faire de mal ») puis dans votre esprit, vous n’êtes plus en train d’arrêter.

Notre cerveau devient un obstacle.

Alors que pouvons-nous faire ? Eh bien, par chance, c’est entièrement réparable. Nous devons simplement 1) examiner nos croyances, et 2) les changer.

Oui, on peut changer nos croyances. Je le sais parce que j’ai changé beaucoup de mes croyances, testé de nouvelles croyances avec des expériences personnelles, et trouvé que les nouvelles étaient vraies. Les anciennes croyances seront vraies aussi, si vous les croyez. L’expérience va confirmer les croyances qui correspondent au chemin que vous avez choisi, si vous les croyez. Mais l’expérience peut prouver que de meilleures croyances sont vraies aussi, si vous avez la volonté de les tester.

Prenons quelques exemples de croyances qui se dressent sur notre chemin :

  • Ancienne croyance : Je suis fumeur et j’essaye d’arrêter mais c’est dur. Nouvelle croyance : Je ne fume pas. Je suis non-fumeur. C’est qui je suis. (Changer votre identité personnelle.)
  • Ancienne croyance : Je ne peux pas le faire si c’est trop difficile. Nouvelle croyance : J’ai déjà fait des choses difficiles par le passé. Je peux faire ça si c’est difficile. En fait, je vais le prendre comme un défi personnel.
  • Ancienne croyance : Cela ne me fera pas de mal si ce n’est que pour une fois. Nouvelle croyance : Cela mettra à mal ma confiance en moi-même, ce qui est plus important pour moi que ce plaisir momentané.
  • Ancienne croyance : J’ai besoin de cette _____ (cigarette, bière, tranche de viande, part de fromage, sucrerie). Nouvelle croyance : Je n’en ai pas besoin. C’est inutile et cela me fait du mal.
  • Ancienne croyance : J’ai un passif émotionnel compliqué avec la nourriture et je ne peux pas y arriver. Nouvelle croyance : Je peux me concentrer sur le moment présent, au lieu du passé. J’ai le pouvoir de décider de ce qui entre dans ma bouche. Ce n’est pas compliqué, c’est simple – une étape à la fois.
  • Ancienne croyance : Cela me fait me sentir mieux (confort, plaisir, joie, etc.). Nouvelle croyance : Cela me fait en fait me sentir plus mal. Je ne veux pas m’infliger cela. Je vais m’aimer en faisant des choses qui sont meilleures pour moi.

Ce ne sont que des exemples – il pourrait y avoir tout un tas d’autres croyances que vous avez et qui font qu’arrêter quelque chose est un problème. Mais vous ne pouvez pas les changer si vous ne savez pas qu’elles sont là. Faites attention à ce que vous vous dites, examinez vos croyances, et prenez-les avec des pincettes. Elles ne sont pas nécessairement vraies – et en fait, je ne crois pas qu’elles soient vraies du tout.

C’est simplement l’enfant effrayé en vous qui veut être réconforté.

L’addiction physique

La souffrance du sevrage d’une addiction physique ne dure en réalité que quelques jours. J’ai vu cela avec l’addiction à la drogue et à l’alcool (chez des proches) et je suis passé par là avec la cigarette. C’est un moment difficile.

Mais vous savez ce qui est plus difficile encore ? Vivre la grossesse et le travail qui suit (ayant aidé ma femme pendant ces moments), courir un marathon ou un ultramarathon ou faire un autre défi physique. Lancer votre propre entreprise, monter sur scène, plancher pour un exam, endurer une maladie grave, aider un proche mourant, élever un enfant.

Il y a des choses que beaucoup d’entre nous avons faites – pas toutes, mais peut-être une ou deux. Et si vous n’avez pas fait ces choses, vous avez fait d’autres choses difficiles. Il ne faut pas redouter les choses difficiles. Nous pouvons les surmonter, et être plus fort et tirer avantage à les avoir faites.

Quelques astuces pour vous aider à traverser les quelques jours difficiles nécessaires pour surmonter une addiction physique :

  • Rendez des comptes. Dites aux autres que vous le faites, et demandez-leur de d’être là pour que vous leur en rendiez compte. Le simple fait de leur dire ne va pas vous sortir de l’addiction, mais savoir qu’ils vous regardent et vérifient et qu’ils vous encouragent vous aidera.
  • Ayez du soutien. Demandez à quelques amis proches de vous soutenir. Appelez-les quand vous avez de fortes envies. Demandez-leur de l’aide. Reposez-vous sur eux.
  • Distrayez-vous. Occupez-vous. Ne vous éternisez pas sur votre mal-être. Faites des trucs.
  • Créez votre environnement. Débarrassez-vous de la cigarette et du sucre. Ne sortez pas avec des amis si vous essayez d’arrêter de boire, de fumer, ou de mal manger – pendant quelques jours seulement. Stockez les trucs sains. Rendez votre environnement compatible avec votre changement.
  • Devenez meilleur pour traverser une envie. Une envie n’est pas une commande absolue. C’est une démangeaison. Vous pouvez la surmonter. Regardez l’envie, laissez-la augmenter, et sachez qu’elle va passer en une minute. Traversez-la. Ensuite tout ira bien.

Trouvez les stratégies qui fonctionnent pour vous, mais sachez que vous pouvez le faire.

Votre mécanisme palliatif

Un des plus grands problèmes quand vous mettez fin à une addiction est que vous l’utilisez pour pallier des vrais problèmes. Quand vous êtes stressé, ou malade, ou triste, ou déprimé, ou que vous traversez une crise, ou que vous êtes seul, ou que vous avez besoin de socialiser dans une situation inconfortable… vous utilisez l’addiction comme palliatif.

Mais ce n’est qu’une béquille. Vous pouvez y pallier sans cela. Vous avez simplement besoin de trouver de nouvelles stratégies.

Quelques stratégies palliatives qui pourraient aider :

  • Stress : J’ai appris à utiliser l’exercice, la méditation, et la simplification comme moyens de pallier au stress. Aller courir ou marcher m’a considérablement aidé. Parler aux autres de vos problèmes de stress aide aussi. Ainsi qu’une bonne tasse de thé bue consciemment.
  • Tristesse : Quand je suis triste, je trouve des choses dans ma vie vis-à-vis desquelles je peux être reconnaissant. Je me connecte avec des êtres chers. Je reconnais mes sentiments et je réalise que ce n’est pas grave d’être triste de temps en temps – cela vous rappelle que vous êtes humain. Puis je passe à l’action et je trouve une chose qui me passionne.
  • Solitude : En fait, même si la plupart chercheraient la compagnie des autres (ce qui n’est pas une mauvaise idée), j’aime apprendre à être ma propre compagnie. Je suis d’une excellente compagnie quand je le veux – je joue, j’imagine, j’écris, je lis, je médite et j’apprends.
  • Crise : Quand il y a une crise, est-ce que s’appuyer sur une addiction malsaine arrange vraiment les choses ? Seulement au sens où cela vous donne un moment pour récupérer (sortir pour aller fumer ou boire un verre) ou un plaisir temporaire (prendre un gâteau ou un soda). Cela ne s’attaque pas au problème, et cela peut en fait le faire empirer (essayez de résoudre une crise en étant saoul). À la place, autorisez-vous à récupérer sans cette addiction – allez marcher ou méditer. Vous éloigner de la crise, même pour quelques minutes, peut vous permettre de respirer et d’avoir une nouvelle perspective. Ensuite découvrez ce que vous pouvez faire, laissez aller ce que vous ne pouvez pas contrôler, et choisissez une action à entreprendre.
  • Besoin de socialiser : Souvent nous utilisons la cigarette, la boisson, ou la nourriture comme moyens de faciliter des situations sociales gênantes. Mais ce ne sont que des béquilles – vous pouvez faire sans et devenir plus fort sans elles. Vous pouvez socialiser sans ces choses – essayez une fois et voyez ce que ça donne. Vous serez meilleur pour socialiser si vous vous passez de ces béquilles.
  • Maladie : Les addictions malsaines ne vous aident pas quand vous êtes malade. Vous empiffrer de mauvaises choses quand vous êtes malade (je l’ai fait bien des fois) pourrait vous donner une sensation de confort, mais vous ne faites aucun bien à votre santé. À la place, guérissez-vous en mangeant. Prenez des aliments sains pour nourrir le processus de guérison. Accordez-vous du repos, et un câlin.

Ces stratégies peuvent fonctionner, si vous croyez que vous pouvez faire sans vos addictions. Alors si vous avez des problèmes, revenez à la section précédente (Vous pensez ne pas en être capable).

Derniers mots

Arrêter quelque chose peut être difficile, c’est vrai. Mais ne pas arrêter est encore plus dur – vous devez vivre avec des problèmes de santé (ou d’autres problèmes) pour le restant de vos jours. Cela signifie des années de douleur face à quelques jours ou semaines de lutte. Pour moi, le choix est clair – à vous de choisir.

Crédits photo : © grinfen – Fotolia

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4 commentaires on J’ ai essayé d’arrêter et c’est trop dur !

  1. cédric dit :

    Très bon article.

    @Olivier : as tu pu déjà mettre en place ces techniques? Avec quels résultats?

    Y’a t il d’autres personnes pour qui ca a marché? d’autres conseils?
    Cédric.

  2. Emmanuel dit :

    Bonjour,

    Voici une méthode qui peut vous aider à remettre vos croyances limitatives en question : http://www.therapie-comporteme.....tives.html

  3. Bonjour,

    Vouloir se forcer à arrêter c’est voué à l’échec à 90 %. Ce n’est pas moi qui le dit mais les statistiques.
    Parce que à ce moment là vous rentrez dans une guerre interne entre inconscient et conscient.

    A ma connaissance, la méthode la plus rapide et la plus efficace pour sortir d’une addiction c’est l’HYPNOSE.
    En plus, pas besoin d’effort. Les choses se font simplement et naturellement.
    Tout se joue au niveau inconscient.

    Alors si vous souhaitez que ça se passe facilement et sans effort, expérimentez l’hypnose.

  4. Jo COhen dit :

    Bonjour à tous, l’Ayurvéda donne une démarche pour se débarrasser des addictions, notamment de celle du tabac. Elle peut être appliquée à toute addiction. Cette démarche est simple et on ne lutte pas contre l’envie de fumer. Celle -ci diminue jusqu’à disparaître d’elle même. Suivez le lien pour en savoir plus.
    Cordialement
    Jo

    http://la-voie-de-l-ayurveda.c.....re-etapes/

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