Note : cet article est une traduction de l’article The Tragedy of Missing Out de Léo Babauta. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

PoissonsUn père et son fils partirent pêcher sur un petit bateau, affamés.

Le père aida son fils à remonter son premier poisson, et c’était une merveille. « Belle prise, fils » dit le père.

« Oui, mais j’ai peur de manquer un meilleur poisson » répondit le fils. « Et si j’en attrapais un plus gros, un meilleur ? »

« Peut-être que tu devrais essayer » dit alors le père.

Et c’est ce que fit le fils, attrapant un plus gros poisson une heure plus tard. « Une vraie beauté » dit le père.

« Mais et si il y a avait un poisson encore meilleur ? » demanda le fils.

« Peut-être que tu devrais essayer » répéta le père.

Et c’est ce que fit le fils, attrapant un poisson encore plus gros, puis demandant s’il y avait un poisson encore meilleur, un attrapant un autre, et ainsi de suite.

À la fin de la journée, le fils était épuisé. Le père demanda, « Quel goût a le poisson ? »

Le fils hésita. « Je ne suis pas sûr. J’étais tellement occupé à chercher un meilleur poisson que je n’en pas goûté un seul. »

Le père sourit alors avec satisfaction, se frottant le ventre. « Ne t’en fais pas. Ils étaient délicieux. »

Nous sommes tous comme ce fils. Nous sommes tous inquiets, à un moment ou à un autre, que nous passons à côté de certaines choses.

C’est pourquoi nous sommes si occupés ─ nous acceptons de faire tellement de choses parce que nous ne voulons passer à côté de rien. Nous acceptons des dizaines d’objectifs et de projets, parce que nous ne voulons passer à côté de rien.

Mais voilà la vérité nue : nous passerons à côté de certaines choses, quoi qu’on fasse. C’est inévitable. Nous ne pouvons pas faire ou essayer tout ce qui existe au monde, même avec des vies deux fois plus longues. Nous ne pouvons pas voir toutes les villes et villages, lire tous les livres intéressants, regarder tous les films importants. Nous passerons toujours, immanquablement à côté de choses.

Et en voici une seconde, plus importante encore : si vous vous inquiétez toujours de ce à côté de quoi vous passez, vous passerez à côté de ce que vous avez déjà.

Ne faites pas une liste de lecture d’un kilomètre de long ; concentrez-vous sur le livre que vous avez dans les mains. Ne planifiez pas le trajet de vos vacances avec chaque truc à voir dans chaque ville que vous traversez ; baladez-vous et appréciez ce que vous trouvez. Ne vous souciez pas de voyager dans le monde entier ; délectez-vous du monde qui vous entoure. Ne vous inquiétez pas de ce que vous loupez en ligne, ou aux infos ─ ce que vous faites est suffisant.

Et débarrassez-vous de vos longues listes d’objectifs et de choses à faire. Ce sont des tentatives futiles afin d’éviter de manquer quoi que ce soit. Vous passerez à côté, et en vous efforçant de tout faire, vous passerez à côté des merveilles de ce que vous faites en ce moment.

Ce que vous faites en ce moment est tout ce qui compte. Débarrassez-vous de tout le reste, et appréciez ce poisson que vous avez attrapé.

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7 commentaires on La tragédie de ce à côté de quoi on passe

  1. Rémy dit :

    En effet, se contenter de ce que l’on a, n’est ce pas la recette du bonheur ?

  2. Sylvie dit :

    Encore une belle leçon de simplicité! Merci!

  3. Jerome dit :

    Bel article, une phrase qui correspond àcet état d’esprit : « Savoir se contenter de peu, c’est déjà posséder beaucoup!!! » »

    Jérôme

  4. ERIC dit :

    C’est mon « PIPI » en langage « acro »; Profiter de l’Instant Présent Intensément … Alors Pipi, souvent …

  5. Stéphanie dit :

    juste un mot à dire : MERCI

  6. nelson dit :

    bonjour,
    Belle histoire ! Pour ma part, il est fondamental d’être en pleine conscience de ce que je vis, sans penser à tout ce que j’aurais pu faire. Le temps pour soi, pour sa famille, le temps pour la méditation, la réflexion est en soi un gain de temps.
    Que la journée vous soit douce.
    Nelson

  7. KOSSONOU dit :

    Merci Olivier. C’est une belle leçon.

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