MésangeNote : cet article est un article invité de Yannick du blog Au potager bio.

Bonjour à toutes et à tous. Tout d’abord je souhaite remercier Olivier d’avoir accepté ma demande d’article invité. Je vais donc commencer par me présenter : je m’appelle Yannick l’auteur du blog Au potager bio et cela fait maintenant trois ans que je fais évoluer mon potager et mon jardin afin d’obtenir des fruits et légumes savoureux dans un premier temps, mais aujourd’hui je vous propose de vous montrer une autre facette d’un potager bio : l’harmonie avec la nature. J’essaie de me rapprocher au plus près de cette dernière afin de me nourrir en puisant juste ce dont j’ai besoin dans la nature et dans son complet respect : aucun produit dans mon jardin potager, tout est dans la diversité et la connaissance des différentes espèces qui gravitent dans celui-ci.

Dans cette quête, je ne suis pour le moment pas indépendant alimentairement mais je dois avouer que je commence déjà à toucher quelque chose du bout du doigt dans ma recherche de la simplicité. L’histoire que je suis venu vous raconter aujourd’hui est celle du bonheur ressenti lorsque nous sommes en totale harmonie avec la nature et qui en plus de cela nous alimente sainement.

L’harmonie par le respect

Je dirai qu’il s’agit même de la première des portes à franchir : tout commence par le respect dans le simple fait de ne jamais retourner la terre que l’on cultive, on choisira plutôt la grelinette (outil inventé par un certain Monsieur Grelin) servant à préserver la vie qui réside sous nos pieds ; et croyez-moi il y a des dizaines d’insectes qui jouent chacun leur rôle dans la composition de la terre.

J’ai eu l’occasion d’effectuer un stage en jardinage écologique et je crois que ce que je vais vous raconter ici est le moment qui m’a le plus frappé : le formateur a commencé à gratter la surface du sol sur quelques centimètres afin de mettre de la terre dans un tamis et ensuite, grâce à un aspirateur à insectes, il a aspiré avec son œil d’expert différentes petites bêtes pour les mettre dans des petites boîtes d’analyse afin que nous puissions observer à la loupe sa récolte ; aussi incroyable que cela puisse paraitre sur ces quelques centimètres prélevés il a réussi à extraire une dizaine d’espèces différentes qu’il a bien entendu su nous présenter en commentant pour chacune d’entre elle les rôles qu’elles jouent dans la composition du sol. Certaines sont là pour régénérer la terre alors que d’autres permettent le recyclage… Énormément de connaissances à comprendre et à respecter dans ce monde souterrain.

Schéma composition terreBactéries, microbes, insectes … entrent dans la composition de la terre et permettent à celle-ci d’être fertile, de décomposer la matière et de nourrir la plante.

En refusant tout traitement quel qu’il soit dans son jardin on n’élimine pas la vie souterraine mais on la favorise, on ne détruit pas la faune qui habite en surface mais on la préserve et croyez-moi il existe une multitude d’animaux, d’insectes qui gravitent et trouvent abris à la surface d’un potager. Bien souvent d’ailleurs ces petites bêtes protègent de manière efficace ce que nous récolterons plus tard : nous les appelons les auxiliaires (il s’agit des coccinelles, des syrphes et bien d’autres). J’ai un profond respect pour leur travail et j’adore les observer c’est exactement ce que je vais vous raconter si vous décidez de continuer la lecture de cet article.

L’harmonie par l’observation

Chaque matin, je regarde par  ma fenêtre donnant sur mon jardin et j’assiste à un très beau spectacle qui est celui des oiseaux venant se nourrir de miettes de pain ou barboter dans le bol d’eau que j’ai mis en place la veille. J’ai la chance d’entendre toute la journée leur chant de par la présence de deux arbres dans mon jardin mais aussi grâce à ce petit repas que je laisse à leur intention.

Ensuite un peu plus tard, je me rends au cœur même de ce petit coin de paradis mais je ne touche à rien, je me baisse et j’observe le sol : je vois le plus souvent quelques insectes qui déjà s’affaire à la surface pour remplir leur rôle ; j’imagine alors tous ceux qui vivent sous terre et qui permettent à la terre d’être fertile et vivante. Tout ce petit monde qui fait que je peux venir me nourrir ici !! Incroyable, non ?

syrphes dans mon coin sauvage Je vous présente le Syrphe, un allié de taille contre les pucerons

C’est alors que je lève les yeux et que je peux voir deux ou trois papillons qui tournoient à quelques mètres de moi devant une abeille venue chercher une dose de pollen dans l’une des fleurs. Et c’est alors que je constate que tout est harmonie autour de nous et je me dis : si l’homme pouvait retrouver sa place au cœur même de cette nature qui nous entoure, si nous pouvions faire partie intégrante de ce système et prendre exemple sur ce petit monde qui recycle, traite, nourrit certains et permettent à la terre de nous donner les fruits que nous attendons tant. Nous avons juste sous nos yeux des exemples d’une faune qui agit dans le souci de son environnement.

L’harmonie en donnant un coup de pouce

La troisième porte vers cette harmonie est selon moi l’une des plus agréables à franchir : mettre nos connaissances et notre don de savoir, se servir de nos mains, de nos capacités à réfléchir et aider ce monde qui nous entoure qui a parfois bien du mal durant les saisons froides ; cela avec des gestes très simples.

En laissant quelques fleurs spontanées dans un coin au fond du jardin, nous attirons des auxiliaires qui dans un premier temps seront utiles au potager (vous avez par exemple les coccinelles ou les syrphes qui se nourrissent des pucerons). Mais le plus important est que nous leur permettons de s’abriter chez nous et d’y trouver de quoi se nourrir, et cela seulement en laissant quelques herbes “folles” dites adventices pousser comme bon leur semble. Ainsi nous favorisons la biodiversité et parfois lors d’une attaque d’insectes envers nos fruits et légumes, l’équilibre naturel se fait généralement de lui-même.

Coccinelle Voici une coccinelle qui se repose au cœur du petit coin sauvage que je laisse prospérer dans mon jardin.

Ensuite si nous souhaitons aller plus loin dans l’aide que nous pouvons leur apporter nous avons l’immense chance nous les hommes de pouvoir créer et construire des petits abris adaptés à chacun des insectes ou animaux que nous souhaitons favoriser dans le jardin. Comme un nid à mésange bleue. Ce petit oiseau, en dévorant les limaces, fait également partie des alliés de taille dans le potager… Ou encore construire des hôtels à insectes et bien d’autres idées à mettre en place avec la chance de manger des produits sains et protégés uniquement par la faune qui les entoure.

Pour conclure

Vous l’aurez compris, disposer d’un potager bio nous permet de nous nourrir avec des aliments produits par nous même et sans aucun traitement donc excellents pour la santé mais aussi d’assister à de beaux spectacles que la nature peut nous offrir. À l’heure d’aujourd’hui mon jardin est également devenu pour moi un lieu dans lequel je peux me ressourcer, me nourrir, venir me détendre et me reposer, et surtout me sentir en complète harmonie avec la nature.

Merci encore à Olivier. Pour ma part, j’ai pris beaucoup de plaisir à rédiger cet article en espérant qu’il vous a plu.

Je vous souhaite une excellente journée et je vous remercie de m’avoir lu.

crédit photo : Z5
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4 commentaires on Le potager bio : Une véritable harmonie avec la nature

  1. GUIBOUIN Thierry dit :

    J’y pense aussi (avec l’exemple de mes parents qui font de même) à créer un jardin familial (voir jardins familiaux)agrémenté d’un parc d’attraction. Ce n’est peut-être qu’un rêve ? L’avenir le dira…

  2. Ayant un potager bio (terre bio + compost bio + graine bio), je ne peux que dire merci pour ce magnifique article ou conscience et jardinage se rencontre

  3. Bonjour,

    Je cultive également en bio mon potager et mon verger depuis de nombreuses années. Tout comme Yannick, j’apprécie chaque jour d’être en harmonie avec la nature.
    L’autonomie alimentaire est possible à 90 %, mais on ne devient jamais totalement « indépendant alimentairement ». A moins d’avoir la place de cultiver ses céréales et de faire soi-même sa farine, ce qui est difficilement réalisable.
    Mais déjà consommer les produits sains que l’on produit et que l’on récolte fait du bien à notre corps, à notre tête (jardiner déstresse), à la planète, à notre porte-monnaie et nous rapproche de la nature.

  4. nana fafo dit :

    j’suis d’accord, je pense même que les mauvaises herbes du jardin garde la fraîcheur dont les plantes ont besoin. Mon jardin ressemble à un grand cafarnaum, horties et chardons étant les bienvenus (et les coccinnelles elles adorent…) qui a dit que c’étaient des mauvaises herbes ?

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