«La guerre est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des généraux» – Georges Clemenceau

éducation des enfantsOn devrait dire: «L’éducation est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des parents».

Cet article est un article invité écrit par Myriam Ouizemann du blog jesuisjuif, qui nous donne l’occasion de profiter d’un article très zen sur un sujet peu abordé sur ce blog, l’éducation des enfants.

La profession la plus vieille du monde et cependant la plus empirique, c’est peut-être celle de parent. J’emploie volontairement le mot de «profession». On devrait entrer dans le métier de parent comme on entre en religion: avec passion, sérieux et en sachant qu’il n’y a pas de retour en arrière possible.

Pour écrire cet article, je me base essentiellement sur ma propre expérience et sur mon observation du comportement d’autres parents et enfants. Des expériences vécues, au début de ma vie d’adulte, ont été pour moi déterminantes: j’ai participé à plusieurs camps de vacances pour adultes handicapés, d’une part, et de l’autre, j’ai passé trois mois à l’association Browndale en tant que «mère thérapeutique», dans les environs de Paris. Ne cherchez pas sur Internet cette association, ni même ce concept de «mère thérapeutique» ou «père thérapeutique». Moi-même je n’ai rien trouvé. Il reste quelques traces de l’association au Canada, la cellule-mère. En bref, je suis ressortie de ces expériences avec la conviction que si l’on consacrait autant d’énergies à obtenir d’un enfant dit «normal» ce qu’on investit d’énergie à tirer d’un enfant ou d’un adulte handicapé mental ou physique tout le potentiel qui se cache en lui, vous imaginez-vous quels hommes et quelles femmes en sortiraient?

Le jour J – la naissance

Naissance de bébéVous êtes à côté de Bébé dans la chambre de la clinique ou de l’hôpital. Tout d’un coup vous vous rendez compte que ce n’est plus comme quand vous étiez la (le) baby-sitter du bébé de votre cousine ou de votre grand frère. Alors vous pouviez profiter du bébé, puis le rendre à ses heureux parents et retourner à vos occupations. Maintenant, que vous en ayez envie ou pas, vous voilà avec un petit être entièrement dépendant de vous. En même temps, vous êtes totalement à son service. Toute votre journée va graviter autour de sa petite personne.

Vous avez mis au monde un petit être. Il est sorti de vous. Cependant, ne vous attendez pas trop à ce qu’il vous ressemble de caractère. Les lois de la génétique sont si complexes que ce petit être a peu de chances d’avoir le même caractère, les mêmes envies, les mêmes aspirations que vous. Cela signifie que vous allez peut-être être confrontés à un être différent de vous. Le respect que vous vous devrez de lui porter sera de ne pas lui imposer de refaire votre chemin dans la vie, ou de faire ce que vous, vous n’avez pu réaliser. Votre rôle de parent sera de l’aider à se développer et à se réaliser selon ses potentialités. Même si le chemin que votre enfant veut suivre ne vous semble pas être le vôtre.

Jusqu’à trois ans, cet âge est considéré comme «tendre» car alors, on peut façonner dans une certaine mesure le caractère de l’enfant, sa personnalité. Du moins, on peut lui donner les éléments pour l’aider à tirer le maximum de sa personnalité. Toutefois, autant ne pas se faire d’illusions: on peut contraindre un enfant à acquérir certaines habitudes, mais le caractère reste imprimé à vie. Il ressortira au moment de l’adolescence.

Le rôle d’un bébé, dès sa naissance, c’est de découvrir le monde. Or, Bébé a besoin de se sentir protégé pour mieux avoir envie de découvrir le monde: son lit, sa chambre, sa maison, son proche environnement… Il ne faut pas avoir peur de prendre un bébé dans les bras. Ce n’est pas du tout lui donner «de mauvaises habitudes», c’est lui donner la sensation de sécurité dont il a besoin pour partir en exploration. Alors, une fois qu’il se sent pleinement en sécurité, il peut développer sa curiosité.

Quand mon Bébé est né, la nuit, à la clinique, elle dormait dans une chambre commune avec tous les autres bébés. Le matin, dès que je le pouvais, je la prenais avec moi, et elle passait la journée à côté de moi. À peine m’avait-elle reconnue, elle dormait sur moi, avant même de réclamer la tétée. Elle n’était donc pas tranquille «seule» dans la chambre des bébés. J’entends: sans une présence rassurante palpable. Ce besoin d’être rattaché viscéralement au corps de la mère surtout, du père aussi, est essentiel pour le nouveau-né. Gardez donc Bébé dans un kangourou sur vous pendant les travaux de la maison, en lisant, etc. le plus possible, dès que Bébé peut tenir sa tête tout seul.

Votre Bébé est là. Prenez donc le temps d’être avec l’enfant, de le voir grandir. Cela vaut la peine de mettre un temps de pause dans une carrière. Une carrière peut toujours attendre. Mais l’enfant grandit si vite, on ne peut plus revenir au temps de son enfance une fois qu’il est passé. Dommage de rater son premier sourire, ses premiers pas, ses premiers mots… Ma belle-sœur avait offert une mignonne petite robe de chambre de la taille de 3 ans à la naissance de mon premier Bébé. A l’époque, je me demandais ce que j’allais bien pouvoir faire avec cette robe de chambre traînant dans l’armoire pendant trois ans… eh bien cette robe de chambre a eu le temps de servir… pendant une bonne dizaine d’années, avant de rejoindre son coin dans l’armoire… Le temps a passé depuis. Alors, ne vous laissez pas rattraper par le temps: profitez de votre bébé pendant qu’il est à côté de vous.

«L’homme est un arbre des champs» (Deut. 20, 19) avec ses racines (son histoire, l’histoire de sa famille, son pays, ses coutumes…) comme l’arbre a des racines. Il peut aussi bien porter des fruits: son œuvre, ses activités, ses liens avec son prochain. C’est le sens de la parabole de Jésus: «Tout arbre bon produit de bons fruits, tandis que l’arbre gâté produit de mauvais fruits» (Mt 7, 17). Quoi de plus naturel donc que d’appeler celui ou celle qui s’occupe de l’éducation des tout-petits des «jardinières (jardiniers)» d’enfants? Soyez donc des jardinières et des jardiniers de vos propres enfants. Sachez les cultiver, les arroser, pour qu’ils grandissent et donnent beaucoup de fruits. Cela en vaut la peine.

Il est temps de parler de ce qui fâche. Chaque monnaie a son revers. Inutile de se le cacher: vous entrez dans une longue période d’insomnies ou de sommeil coupé au moins une ou deux fois par nuit, toutes les nuits, pendant une période variable. La nuit, Bébé a besoin de vous. Cela peut porter sur vos nerfs, surtout si vous retournez travailler. Vous accumulez donc les soucis, ce qui peut être préjudiciable à Bébé. Attention à ne pas vous laisser déborder et à toujours contrôler vos nerfs.

La violence envers les bébés

Rien de plus révoltant que des parents qui ne se contrôlent plus et s’acharnent sur leurs bébés parce que leurs nerfs sont à bout. La violence dont souffrent les enfants a pour cadre, dans la majorité des cas, la proche famille, c’est-à-dire le milieu dans lequel ils devraient se sentir protégés. Donc, quand vous êtes pris d’un de ces accès de violence, il vaut mieux que vous alliez vous défouler dans une salle de sport – faire du punching-ball par exemple ou du karaté.

La jalousie des enfants envers leurs frères et sœurs

Que les enfants soient jaloux, rien de plus normal, jusqu’à un certain âge. Les enfants expriment par la jalousie envers leurs frères et sœurs le besoin non assouvi qu’ils ont d’être avec leurs parents, de leur tendresse… Leurs parents passent trop de temps d’après eux avec leurs frères et sœurs (qui sont venus envahir leur petit monde jusqu’ici non partagé). C’est un besoin vital de l’enfant que de sentir ses parents proches de lui: cela le sécurise et lui donne l’assurance dont il a besoin pour explorer son environnement. Plus les enfants sont petits et le besoin d’être avec les parents non assouvi, plus la jalousie peut être grande ou s’exprimer par des troubles du comportement. Par contre, elle s’estompe avec l’âge, au fur et à mesure que le besoin de la présence des parents diminue. Le petit garçon autiste dont j’ai eu à m’occuper dans le cadre de l’association Browndale, et dont je parle plus loin, a commencé à s’isoler à la suite de la naissance de son petit frère et qui plus est, sa mère a jeté son «doudou», dans lequel il trouvait vraisemblablement une tendresse non assouvie. Une autre petite fille de ma connaissance a eu un comportement proche de l’autisme après la naissance de son frère 11 mois plus tard. Il faut donc que vous soyez toujours attentif à ce qui se passe entre vos enfants pour veiller au grain.

La communication avec les enfants dès leur plus jeune âge

Ne dites pas: mon Bébé est à peine né. Votre Bébé, dès la naissance, est capable de communiquer avec vous. Je me rappelle le pédiatre qui soignait Bébé nouveau-né. Il était capable de la calmer rien qu’en lui parlant. Ce n’est pas une histoire de compréhension de mots: l’enfant est à un stade où il ne discerne pas bien la signification des mots. Ou plutôt, il saisit le sens des mots au travers de ce que vous exprimez: vous avez une voix, des gestes, un comportement empli de douceur, d’attention, vous ne vous occupez pour l’instant que de Bébé: il va comprendre ce langage. Si vous exprimez la colère ou la tristesse dans votre comportement, Bébé le saura. Un moment privilégié de lien, de communication, avec Bébé est celui de la tétée/du biberon. A un moment ou à un autre, Bébé cherche le regard du parent qui lui donne à manger. S’il ne le rencontre pas, c’est une occasion manquée de communiquer. Il mange, puisqu’il a faim. Mais il a faim aussi d’un échange avec vous. S’il rencontre votre regard, alors tout de suite, son petit regard s’éveille. Il sourit, et cherche à attirer votre attention rien qu’au moyen du regard. C’est peut-être le prototype de la longue tradition française des repas pris en commun où l’on discute et où l’on partage un moment de détente 😉 .

N’allez pas croire qu’un Bébé ne peut pas s’exprimer. Admirez ces deux jumeaux. Les mots leur sont inutiles pour se comprendre.

Mettre Bébé dans un parc?

C’est une facilité pour les parents, mais une limite au stade de la découverte de l’enfant. Dès que Bébé commence à explorer son monde à quatre pattes, condamnez le parc, ces barreaux dans lesquels on enferme Bébé. Il faut le laisser découvrir son monde, quitte à mettre hors de sa portée tous les objets fragiles. Vous pouvez amener l’enfant à se développer par l’envie qu’il aura de découvrir d’autres choses. A vous d’exciter sa curiosité en mettant tous les jours d’autres objets qu’il ne connaît pas (pas forcément des jouets). Il suffit de voir le sourire radieux de Maxence, l’intérêt visible d’Agathe ou de Maé pour constater le profit de les laisser partir à la découverte de leur monde de manière plus attractive qu’avec leurs propres jouets… [Ces vidéos possèdent des droits d’auteur, mais on peut les consulter librement sur Internet: «Maxence rampe (7 mois)»); «Agathe et le hochet (7 mois et demi)»; «Maé et le palet (13 mois)». Elles valent le détour].

En général, pour Bébé, c’est toujours plus intéressant dans la pièce où se trouve Maman ou Papa. Pourtant, un soir, Bébé m’a fait passer un test: toutes les pièces étaient dans le noir, sauf la cuisine et le salon. Tout d’un coup, Bébé a disparu. Elle «crapahute» quelque part, mais où? Je l’appelle. Pas de réponse. Je l’appelle de nouveau: toujours pas de réponse. Intriguée, je pars à sa recherche et vais visiter toutes les pièces restées dans le noir. Je fais confiance à mes «yeux de lynx» pour la discerner dans le noir. Ce n’est qu’au deuxième tour, toujours dans le noir, que j’aperçois la forme de son petit corps, alors qu’elle est assise dans le noir, dans la chambre des enfants. Je la prends dans les bras. C’est alors que Bébé entre dans une «discussion» très animée… Elle vient de me faire passer avec succès le test: «Est-ce-que-même-dans-le-noir, même-sans-être-vue, j’existe-toujours?» C’est le stade où les Bébés aiment les jeux de «coucou!». Ce jeu bien connu sert en fait à Bébé à réaliser que le monde (nous) qu’il ne voit pas avec ses yeux existe quand même, et que même si le monde (nous) ne voit pas Bébé, ce dernier continue à exister pour nous (le monde).

Mieux vaut laisser Bébé explorer, en lui mettant s’il le faut des limites. Dans la cuisine, les tiroirs intéressaient beaucoup Bébé. Non pas forcément ce qu’il y avait dedans, mais le fait de les ouvrir était déjà suffisamment intéressant pour elle. Je connais le «truc»: on met des élastiques autour des pognées de tiroir, et le tour est joué: Bébé ne peut les ouvrir. Cependant, ces tiroirs étaient à poignée facile à tirer, mais ne supportant pas les élastiques car plates, recourbées vers le bas. Que faire? Empêcher Bébé de vagabonder où bon lui semble? Que non pas: quand elle s’approchait des tiroirs, je la prévenais: «Attention les doigts!» et Bébé ouvrait et fermait les tiroirs à son grand bonheur, sans se coincer les doigts… Nous étions donc arrivés à un compromis: ne pas limiter Bébé dans ses déplacements, mais la surveiller de près. Ainsi, Bébé a pu faire ses expériences en évitant les dégâts possibles.

Quand l’enfant commence à dessiner, prévoyez un coin de mur (pas seulement dans la chambre. Ce peut être, pourquoi pas, dans le salon) pour y accrocher les plus belles œuvres de vos enfants, jusqu’aux premières années d’école primaire au moins. Changez-les au fur et à mesure. Veillez quand il y a plusieurs enfants à mettre la même quantité d’œuvres de chacun. Plus tard, les enfants pourront se moquer gentiment de ce mur («et le design du salon???»), mais en attendant, quelle fierté en admirant leurs œuvres! Ils sauront évaluer le fait que leurs parents apprécient leurs talents à sa juste mesure.

Le jeune enfant

La violence des enfants envers leurs frères et sœurs

La jalousie comme la violence sont presqu’aussi vieilles que le genre humain. Le premier exemple rapporté et l’un des plus célèbres est celui des deux frères Caïn et Abel. D’abord, un mot sur leurs noms: Eve a appelé son fils aîné Caïn, «car elle a «acquis» un fils avec l’Eternel». C’est la traduction admise. Cependant, il existe une autre traduction possible de l’hébreu: «J’ai formé un homme avec (l’aide de) l’Eternel» (Gen. 4, 1). Effectivement, le verbe employé קנה, (qanah) outre sa signification de «acquérir, acheter», signifie aussi: «former, fonder» (Gen. 14, 19; 22). Ainsi, en quelque sorte, Eve donne ce nom à Caïn pour témoigner de sa fierté à pouvoir «créer» («former») un être comme Dieu. Par comparaison, son frère est dénommé Abel, de l’hébreu: הבל (Hevel, «Buée»). En d’autres termes, ce nom trahit le peu d’importance accordée à ce frère né après le frère aîné. Cette fierté maternelle devrait suffire à Caïn. Cependant, il s’avère jaloux de son frère et violent. Avant de tuer son frère, Caïn a voulu parler à son frère, mais les mots se sont «noués» dans sa gorge. En hébreu, il est écrit: «Caïn dit» (et non pas: «parle») à son frère» (Gen. 4, 8). Caïn dit donc quelque chose à son frère, mais ses paroles ne sont pas rapportées. On en déduit que «ses mots se sont noués dans sa gorge». Il a la possibilité de parler, mais ne parle pas. Ce n’est pas comme le muet qui ne peut pas s’exprimer avec des mots, mais ne manque pas de moyens pour s’exprimer et s’inquiéter de ce qu’on le comprenne. Ce muet-là sait parler. Il s’agit de quelqu’un qui a la faculté de parler, mais dont les mots lui restent en travers de la gorge. A un moment donné, il va utiliser la violence pour s’exprimer. Caïn ne se contrôlera pas et en arrivera à tuer son frère.

Pour enrayer la violence entre frères et sœurs et la jalousie, mieux vaut donc les surveiller de près, parler à l’enfant jaloux/violent (par les chansons ou les histoires pour enfants), et lui permettre de s’exprimer, s’il le faut par d’autres moyens que la parole (le dessin, la création, par exemple…)

La colère est-elle vraiment utile dans l’éducation?

Ma Môme était très jalouse. Quand sa petite sœur a eu deux semaines, comme je changeais sa couche sur mon lit (à cet âge-là, pas de danger qu’elle bouge suffisamment pour tomber du lit! Par ailleurs, l’étroitesse des tables à langer m’a toujours fait peur…), alors que je m’éloignais un peu, j’ai vu de mes propres yeux ma Môme tirer sa petite sœur par les pieds et la jeter comme un sac par terre…

Qu’auriez-vous fait, vous, dans une telle situation? Moi, j’ai été soulevée par le sentiment de l’injustice flagrante: Bébé était incapable de se défendre, bien évidemment. Je dois faire un aveu: je suis colérique. Après un premier examen de la situation et l’assurance que Bébé n’a pas souffert du choc, j’ai sorti toute ma colère. J’ai couru après sa sœur et l’ai littéralement rouée de coups. C’est à ce moment précis que j’ai réfléchi à la situation: voilà. J’étais en train de «tabasser» une petite fille de deux ans qui criait, ne sachant comment se sortir de mes coups. Est-ce que cela allait la corriger de sa jalousie, est-ce que cela allait l’empêcher d’avoir une autre fois un comportement semblable? J’ai dû me rendre à l’évidence: non. J’étais en train de parier avec moi-même qu’en fait, elle n’avait pas fait le lien entre les coups qu’elle subissait et le fait qu’elle ait jeté sa petite sœur par terre.

De ce jour, j’ai mis ma colère sous «control + √». La colère ne sert strictement à rien. Elle ne convainc pas celui qui la subit du bien-fondé de vos arguments. De plus, elle laisse toujours de petites cicatrices morales qui ont du mal à s’effacer, si elles s’effacent. Enfin, elle déstabilise le foyer. Tout d’un coup, la maison passe en mode d’instabilité, de fragilisation, tant que l’on n’a pas contrôlé sa colère. Alors, autant la contrôler.

Par exemple, imaginez-vous que vous venez de ranger proprement toute la chambre de Bambin(e). Tous les jouets sont en place, et vous êtes satisfait(e) du travail. Vous allez vaquer à autre chose, ou vous reposer. Tout d’un coup, un peu plus tard, votre Bambin(e) vient vous voir, le visage radieux et vous appelle. Vous allez voir, par curiosité, et voilà que vous découvrez que Bambin(e) vient de ressortir tous les jouets et qu’ils sont tous étalés par terre. Et cela fait bien rire Bambin(e)… Alors qu’allez-vous faire? Après tout, dans sa petite tête, il (elle) voulait juste vous faire une surprise… pour rire. Allez-vous froncer les sourcils, prendre votre voix la plus forte, et vous mettre en colère après lui (elle)? Ne vaut-il pas mieux rire avec lui (elle) et recommencer à ranger en le (la) faisant participer? Après tout, à ses yeux, c’était une bonne blague!

Si l’enfant est pris d’un accès de pleurs: Le plus souvent, c’est un signe de fatigue. L’enfant est peut-être allé au-delà de ses possibilités. Mais une fois que la crise de pleurs a commencé, il vous reste une possibilité: d’abord, vous restez calme. Vous le (la) prenez tout doucement par la main et le (la) conduisez dans un endroit, toujours le même (ce peut être son lit par exemple). Et vous lui dites: «tu pleures, viens, on va aller dans le coin des larmes» [idée adaptée d’un livre pour enfants: «Gan haBokhim» – «Le jardin des enfants qui pleurent» d’Osnat Yashfeh – http://simania.co.il/bookdetails.php?item_id=5632]. Et vous le laissez seul, tout en ayant une oreille attentive à la force de ses pleurs. Quand il (elle) commence à geindre, que c’est bientôt la fin, vous revenez vers l’enfant et lui parlez doucement: pourquoi pleures-tu? Ces pleurs ont été causés par une situation bien précise: prenez le temps de bien lui exposer la situation, avec ses mots à lui. Rappelez-lui les bons moments passés ensemble. Enfin, trouvez les mots justes qui sauront le calmer. Puis, ou bien demandez-lui de venir à la salle avec tout le monde, ou bien, laissez-le encore un peu seul. Alors il prendra le temps de réfléchir et viendra de lui-même. Petit à petit, l’enfant apprendra qu’il ne lui sert à rien de se mettre dans tous ses états. Bientôt, ses colères disparaîtront. C’est ainsi que je suis totalement venue à bout des colères intempestives de mes enfants.

Gronder l’enfant est chose très courante. Qui n’a pas dit: «Noooon!» à un bébé en élevant la voix? Pourtant, quand il est tout petit, il ne comprend pas pourquoi on le gronde, et ne fait pas forcément le lien entre le «Nooon!» avec votre doigt tendu et la bêtise qu’il est en train de faire. Pour lui, ce n’est pas une bêtise, c’est une découverte. Le mieux est encore de détourner son attention sur un autre centre d’intérêt. (Merci à Eliane la jardinière d’enfants pour le «tuyau»). Il abandonnera sans problème, alors que si vous lui dites: non, et qu’il ne comprenne pas pourquoi, cela risque au contraire d’accentuer sa curiosité et de l’inciter à recommencer la prochaine fois, quand vous aurez le dos tourné (puisqu’il comprend que c’est interdit, mais ne sait pas pourquoi).

Enfant autonome

Un enfant doit acquérir à plus ou moins long terme son autonomie, car il est destiné à plus ou moins long terme à vous quitter. Il ne faut jamais perdre de vue cet axiome. Lui parler sur un ton «bébé» ne le servirait pas. Il vaut mieux s’adresser à lui comme à un «petit d’homme» selon la définition donnée par les loups à Mowgli dans le «Livre de la Jungle». Je me rappelle une rencontre sur le trottoir, un jour. Une grand-mère sympathique dont le visage m’est familier pour l’avoir rencontrée plusieurs fois dans la rue sort avec sa petite-fille, qui marche à côté d’elle, sans lui donner la main, alors que c’est un tout petit bout de femme d’à peine un peu plus d’un an. Elle tombe. Mon premier réflexe typiquement français est de tendre les bras pour l’aider à se relever, puisque la grand-mère ne bouge pas. Mais la grand-mère, dans un réflexe typiquement russe, m’en empêche, et m’explique gentiment qu’il faut qu’elle se relève toute seule, pour lui apprendre à s’endurcir. D’ailleurs, Bébé n’a pas réclamé d’aide ni n’a pleuré. Un autre Bébé d’environ six mois, dans une poussette, élevé sans doute à cette éducation typiquement russe, cherche tout seul comme un grand sa tétine portée autour de son cou en «ratissant» son ventre avec ses doigts. Eh bien, il a réussi à prendre sa tétine avec son index recourbé comme un crochet, les mouvements étant encore maladroits à cet âge, et a porté seul sa tétine à sa bouche, avec succès… Sans aller jusque-là, il faut laisser à Bébé une certaine autonomie, une certaine indépendance tout en lui assurant la sécurité de votre présence. Cela attisera sa curiosité et il sera prêt pour d’autres découvertes.

Importance de l’attention portée aux enfants, et de la tendresse qu’on leur témoigne

Non, je n’ai pas l’intention de parler de l’autisme sur le plan médical à présent. Je ne connais pas assez ce handicap. Je voudrais juste raconter comment j’ai eu à m’occuper d’un enfant de 4 ans atteint d’autisme. Cet enfant était très beau et ressemblait à n’importe quel enfant de 4 ans. Seulement, il vivait dans son monde. Un Petit Prince. À côté de lui, on l’appelait, il ne répondait pas, tout simplement parce qu’il n’entendait pas, plongé qu’il était dans son monde rien qu’à lui. Longtemps, face à lui, je n’ai su que faire. J’avais pourtant déjà remarqué qu’il suffisait d’être à côté de lui, et de l’appeler en lui mettant la main sur l’épaule. Alors à ce moment-là, il tournait la tête et me regardait, comme s’il répondait à son nom. Et il écoutait. Et il comprenait ce que je lui disais. Mais ces moments étaient trop rares. De temps en temps, il tapait dans les murs, méthodiquement, tout le long des murs. Il ne parlait pas non plus.

Un jour, d’impuissance, je l’ai pris dans mes bras. J’étais en train de discuter avec d’autres personnes et ne lui prêtais pas vraiment attention. Pendant ce temps, je le laissais jouer avec mon col à bouts longs, à la mode de l’époque. Ce geste-là a en fait été pour lui un vrai déclic. Depuis, petit à petit, il s’est mis à s’épanouir littéralement. Depuis cette date, je pouvais l’appeler du haut du premier étage. S’il était dans le salon au rez-de-chaussée (et ne me voyait donc pas), il venait jusqu’au pied de l’escalier, me regardait et attendait que je lui parle… Cet exemple atypique met en relief l’importance de l’attention et du respect que l’on doit porter aux enfants. Ils ne peuvent qu’en tirer profit. Il ne s’agit pas de «trop gâter» ses enfants, mais au contraire, de les nourrir, «non pas seulement de pain, mais de paroles» (selon Deut. 8, 3) et de «volonté» (selon Ps. 145, 15).

Les histoires pour enfants

Racontez des histoires, c’est essentiel dans le développement de votre enfant. Le moment du coucher est le meilleur moment pour raconter des histoires. C’est un moment de détente, de chaleur, d’écoute et d’attention.

Il paraît que certains parents racontent des histoires à leurs enfants par téléphone, car rien que d’entendre la voix de la mère ou du père calme le jeune enfant. Ce peut être une solution pour des parents très occupés. Toutefois, il vaut toujours mieux garder le contact et la présence frontale.

Choisissez les histoires. Les enfants, jusqu’à un certain âge, prennent au sérieux ce qu’on leur raconte. Ainsi Marcel Pagnol raconte que lorsque son père a écrit au tableau: «La maman a puni son petit garçon qui n’était pas sage», une simple phrase d’exemple d’écriture, tout de suite, Marcel, petit à l’époque, l’a prise au premier degré et s’est écrié: «Ce n’est pas vrai!»

Raconter l’histoire du Petit Poucet, c’est raconter comment des parents peuvent désirer abandonner leurs enfants, et les abandonner pour de vrai… Ou bien, raconter l’histoire de Blanche-Neige, c’est raconter comment une belle-mère peut être une méchante marâtre au point que la fille de son mari, qui ne serait pas sa fille, puisse se sentir obligée de s’enfuir sans rien du tout pour survivre… Est-ce vraiment utile que des enfants apprennent ces leçons-là?

Ruthy la jardinière d’enfants disait: «Les enfants (à l’âge du jardin d’enfants) n’ont pas la même façon de penser que nous». Les enfants se servent de leur imagination fortement développée pour appréhender les choses et mieux les comprendre.

Vous pouvez laisser agir l’imagination des jeunes enfants: «Bon, aujourd’hui, quelle histoire veux-tu que je raconte?». Très souvent, l’enfant va proposer un sujet qu’il aime bien.

Quelquefois les images destinées aux enfants sont trop simples. Il vaut mieux prendre des images assez riches. Ne manquez pas d’attirer l’attention sur les détails de l’image. Cela enrichit le vocabulaire tout en faisant travailler l’imagination, un outil fondamental dans l’apprentissage de l’enfant.

«S’il te plaît, dessine-moi un mouton» (A. de St Exupéry, Le Petit Prince). Dans le livre, l’auteur dessine une caisse. L’enfant s’étonne: Où est le mouton? Ah il est dans la caisse… Et le Petit Prince d’admirer son mouton à travers les trous de la caisse.

Si l’imagination des enfants est ainsi faite, c’est que l’enfant en a besoin dans son développement. Développez donc cette faculté. Les petites filles aiment bien qu’on leur dessine une mariée: vous pouvez dessiner une église (ou une mosquée, ou une synagogue, ou un temple bouddhiste, etc.) et dire: «la mariée n’est pas encore sortie». Ou bien, dessinez une maison et dites: «Il faut la laisser tranquille, elle se prépare». Pour dessiner un camion, on peut dessiner une route, un arbre, etc., pointer un endroit hors de la feuille de papier et dire: «Le camion est déjà passé, il était pressé»; ou: «il va bientôt passer…» Ou bien: «Attends, le camion a eu un accident, viens on va lui dessiner une ambulance»… etc. Essayez de dessiner les petits détails pour attirer l’attention de l’enfant.

Les jouets

Des jouets trop stylisés, aux couleurs primaires criardes, ne sont pas nécessaires aux enfants. De même, vous n’êtes pas obligé de vous ruiner en jouets coûteux. La plupart du temps, ils vont rester dans un coin. Sachez acheter les jouets avec discernement. Bébé, Bambin(e) seront très heureux avec des jouets simples, même s’ils sont peu coûteux. Une fleur, des feuilles, des cailloux, un chien, une vache… vus en allant vous promener peuvent constituer des «jouets» très intéressants pour Bébé et Bambin(e).

La télévision

Souvent on emploie la télévision comme baby-sitter. On met Bébé ou Bambin devant la télévision et cela assure quelques bons moments de calme. Du moins c’est ce que l’on dit. Je n’ai pas du tout eu le loisir de vérifier. Non seulement nous n’avons jamais eu la télévision, mais encore j’ai grandi sans. Ne pas l’avoir permet d’enrichir l’enfant, de lui faire découvrir la lecture, d’autres activités, se promener, etc., découvrir le monde extérieur en direct.

Quelquefois, on peut avoir des surprises assez désagréables, même si nos chers petits regardent des «programmes pour enfants». Chez mes parents, une année, une seule année, nous avons eu une télévision. Ma petite sœur avait deux ans. Elle a regardé tous les épisodes de «Pinocchio». Au dernier épisode, la baleine avale Pinocchio et son père qui restent trois jours dans son ventre. Eh bien, pendant plusieurs mois, ma petite sœur ne s’est pas couchée le soir sans avoir fait avec moi le tour de toutes les pièces de la maison (qui était grande), pour vérifier que la baleine n’était pas là pour l’avaler… Inutile de dire que c’est ce qui a fait que ma mère a fini par jeter la télévision…

L’enfant préadolescent

La jalousie A ce stade, vous pouvez tenter d’expliquer à votre enfant en faisant appel à son raisonnement logique. J’ai expliqué à ma Môme jalouse, avec ses mots, que sa jalousie envers ses sœurs était vaine car après tout, nous n’avions pas voulu, son père et moi, des enfants identiques. Que chacun(e) allait avoir, en grandissant, sa propre vie, sa propre profession, son propre conjoint, sa propre maison, et que c’était ce que j’attendais. Que c’était notre choix à son père et à moi de faire des bébés différents. Je dois avouer que ma Môme a compris la leçon. J’ai pu la convaincre, après plusieurs tentatives de raisonnement, qu’elle avait sa propre place dans notre cœur et que cela ne nous intéressait pas de la voir faire pareil que les autres. Elle n’a plus manifesté de jalousie.

L’adolescence:

N’attendez pas que l’enfant arrive à l’âge de l’adolescence pour vous retrouver avec les habituels problèmes de cet âge. On doit donner attention et présence le plus possible quand l’enfant est à l’âge tendre. Plus on répond aux besoins de tendresse et attention de Bébé, du jeune enfant, mieux on évite les problèmes de l’âge de l’adolescence. Mes bébés ont grandi sans manifester aucun signe de ce que l’on appelle la «crise d’adolescence». Ils sont devenus de jeunes adultes très sociables.

Si l’adolescent «entre en crise», c’est certainement une manière d’exprimer quelque chose. Dans le journal, cette semaine, un chanteur connu en Israël, Udi Davidi, s’est exprimé sur ses relations avec son fils de quinze ans. Ce dernier avait envie de parler à son père de ce qui le tracassait. Le père, pris par une conversation téléphonique, lui fait signe d’attendre un peu.

Quand le fils revient, le père est pris par une deuxième conversation téléphonique. Le fils renonce. Le soir, le père remarque que quelque chose ne va pas chez son fils. Ce dernier lui répond: «Tu es toujours occupé. Tu n’as jamais le temps».

Le père lui rétorque: «Pour qui je travaille? Je travaille pour toi et tes frères. Pour vous acheter tout ce que vous voulez. Si je ne travaille pas, nous n’aurons pas d’argent pour acheter tout ce que nous avons.» Le fils a répondu: «Tu ne m’as jamais demandé si je préférais un père qui a du temps, qui peut discuter et passer du temps avec moi, ou bien une bicyclette neuve. Tu as toujours supposé que tu savais ce que je voulais. Papa, tu te trompes. Je n’en demande pas tant. Quelquefois j’ai besoin que tu sois avec moi, seulement avec moi…» (Supplément Motsach au journal Makor Rishon, 25-31 mai 2012) . Le père aurait pu s’y prendre autrement: après le deuxième coup de téléphone, il aurait pu aller voir son fils dans sa chambre et s’inquiéter de ce qu’il voulait. Le père se serait consacré à ses coups de téléphone sans négliger pour autant son fils et l’attention qu’il lui devait… Le fils aurait certainement apprécié. Ainsi, si vous ne pouvez tout de suite répondre aux besoins de votre adolescent(e), pensez toujours à y répondre dès que possible. L’adolescent(e) est en âge de comprendre que vous avez des priorités à respecter, mais il a réellement besoin que vous lui consacriez du temps.

À tout âge, on doit mettre des limites aux enfants. Quelquefois, les enfants «testent» le degré d’acceptation des parents. Mais il faut mettre des limites, et des limites aux limites. Trouver des compromis acceptables. On peut autoriser un adolescent à sortir le soir, mais jusqu’à une certaine heure, par exemple… Si vous avez cultivé une oreille attentive, compréhensive aux besoins de votre enfant, si vous vous êtes attachés à vous expliquer par la parole, nul doute qu’à l’âge de l’adolescence, votre adolescent saura aussi se rendre à vos explications et en tenir compte.

Et je vous souhaite de vous entendre dire, alors que vos Bébés ont grandi, sont capables de comparer avec ce qui se passe chez leurs copains/copines, et savent apprécier le soin que vous avez pris à les cultiver: «Quelle chance d’avoir des parents comme vous!»

Article de Myriam Ouizemann du blog jesuisjuif

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5 commentaires on Comment élever un enfant : l’école des parents

  1. Mark le Net dit :

    Merveilleux!
    Je ne m’attendais pas à trouver le Deutéronome sur ce blog, et finir par un paragraphe qui rappelle l’importance de l’Écoute est remarquable.
    Je ne sais si c’est un fait exprès mais l’article reprend plus ou moins ce que dans ma religion on appelle le « plan du salut » de Dieu envers son peuple, avec toute les difficultés de l’apprentissage, mais aussi la délicatesse, la patience et la pédagogie divine.
    Merci Myriam !

    Être parents, c’est accepter que, comme Dieu, votre enfant est « un interlocuteur valable ». C’est être le tuteur qui s’efface autant que possible, mais enseigne et rappelle les règles, le matin comme le soir, et s’enrichit des découvertes de ses enfants. C’est être humble avant tout, car on est devant le mystère de la liberté individuelle, mais non pas de l’anarchie : « tout m’est permis, mais tout ne m’est pas profitable » (1 Co 6 dans le NT). L’éducation (toujours en cours :)) de nos cinq enfants est une exigence, la première en fait, prioritaire sur le travail même. C’est un état de vie qui se choisit, et se vit et se rechoisit au quotidien.
    Comme écrivit fort justement Charles Péguy :
    « Les parents sont les derniers aventuriers du monde moderne. »

    Une bien belle aventure !

    Merci encore à Olivier pour la publication ici de cet article, et à Myriam pour son écriture sur ce sujet à la fois personnel et tellement enrichissant pour toutes et tous.
    Il y a là de quoi relire régulièrement 🙂

    M.

  2. Christian dit :

    Bonjour Myriam et Olivier.

    Merci à Olivier d’avoir publié cet article et à Myriam de l’avoir écrit. Être parent est , en effet, une responsabilité. Nous le savons, la manière dont nous « traitons » notre enfant va avoir une influence énorme dans sa vie d’adulte.
    Les injonctions telles que : « tu n’est pas capable de faire cela ». « Tu es désordonné », « tu n’es pas gentil » etc… sont comme des poisons qu’on injecte à l’enfant. Les mots des parents sont paroles d’Évangile pour l’enfant. Donc mesurons , non seulement nos gestes, mais aussi nos paroles.

    Quant à la colère dont vous avez été victime lorsque votre enfant a été tiré hors du lit par sa sœur, je suis tout a fait de votre avis, c’est vraiment un fléau. Nous devons, nous parents, ou grands parents, être capable de contrôle et ne pas laisser nos émotions prendre le pas sur l’amour que nous avons pour nos êtres chers.
    Pour cela, aidons nous de la méditation. Votre colère était due à la peur, et cela aussi ce contrôle par la méditation.
    Merci encore pour cet article très complet et pour vous être « livrée » ainsi, à la vue des lecteurs.
    Amicalement
    Christian

  3. Myriam dit :

    Merci Mark et Christian pour votre commentaire.
    Mark, non ce n’est pas fait expres, mais ce n’est pas etonnant que cet article reprenne la « pedagogie de Dieu », puisque l’homme est « a l’image de Dieu ». L’hebreu moderne emploie la meme racine (l’hebreu est une langue faite de racines), pour dire: « photo, photographier ». On peut donc dire que « l’homme est une photo de Dieu… » ;). Et les parents, ce sont « ceux qui enseignent ». Ce n’est donc pas par hasard qu’on retrouve les memes elements pedagogiques… D’un autre cote, rien de tel que des enfants pour reveler votre personnalite: ou bien donner le dessus au « bon penchant » ou bien au « mauvais penchant » http://jesusjuif.com/WordPress3/le-desert-fleuri
    En fait, ce sont nos enfants qui nous eduquent… ;D
    Bonne continuation pour l’education de vos enfants…

    Christian, vos remarques sont tout-a-fait justes. Les mots des parents peuvent avoir une tres mauvaise influence sur la personnalite de l’enfant, alors que quelques encouragements peuvent lui donner beaucoup de force.
    Quant a moi, mon sentiment de colere etait plus motive par un sentiment d’injustice (Bebe de 15 jours ne peut se defendre…) que par un sentiment de peur, car ma premiere reaction a ete de verifier que Bebe n’avait pas de mal. Ce qui ne remet pas en question le besoin de meditation, de contemplation dans la vie de tous les jours… 🙂

  4. Serge WATO dit :

    Simplement sublime. Thank

  5. Claude dit :

    Éduquer, ne veut pas dire contrôler. Ce n’est pas le contrôle qui permet de faire agir quelqu’un, mais bien la liberté de choisir et la motivation personnelle ! Sommes-nous trop habitués à contrôler nos enfants, nos employés, nos conjoints ou toutes personnes proches de nous ? N’est-il pas plus simple d’amener une personne à agir sans aucune obligation ni condition ni peur ni culpabilité ? Est-ce que le choix plus élevé est d’avoir le pouvoir avec l’autre, au lieu d’avoir le pouvoir sur l’autre ?

    En donnant des ordres aux gens, nous démontrons qu’ils sont uniquement un corps et cela est un manque de respect de notre nature. Pourtant, c’est l’esprit qui décide de faire agir le corps selon un motif de l’âme, un intérêt personnel, un sentiment, et non l’intérêt de celui qui ordonne de faire.

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